À R.L.P
Je suis silencieuse devant ton universCes mots se tordent et s'entremêlent
Je suis ravie d'imaginer ton ombre
dansant dans la fenêtre de mon inconstance
Divagations inactuelles, pour intellectuels fatigués.
Vide est le tiroir de ton inspiration.
Aujourd'hui, au creux de cette déportation d'idées,
Au delà du déjà vu,
ton âme cherche une illumination.
Nu, ton esprit est dévoilé et secoue ses dernières
tentations dans le précipice ardu de l'abandon
Ce froid pervers de ces jours d'illusion
te donne l'effet du déjà conçu et perçu
Tel un tourbillon moribond d'insatisfaction,
Un cercle visqueux de répétitions.
Ton cerveau erre sans cesse
dans les limbes de l'inadvertance.
Tu es un spectre déambulant
dans la lenteur du temps.
Calme cette ardeur, cette clameur
qui réclame l'inaccessible.
Calme cet indiscipliné vent, ce torrent
Qui semble piégé par ton envie de fuir.
Ce n'est qu'un simple petit souffle masqué.
La tension s'élève, le sang monte à
l'esprit,
mais tu reste silencieuse devant cet univers
et pourtant tout tend vers l'éclatement.
Arrachons ces idées de tourment,
banalisons l'instant
divulgateur de stimulation philosophique
© 2006 Christine Comeau