Tempête urbaine personnalisée
Incessante elle monte à la tête
Telle l'ivresse brutalisée
Tu te retournes vers l'inédit
Peut-être pour la compréhension
De ces gestes imprécis
Dans la brume de ces temps troubles
Tu attends tu traînes ta carcasse
Serais-tu égarée
Aveuglée par la nuit noire edmontonnienne
Tu t'éloigne du quai
De ton nid d'oiseau sans ailes
Tu veux voler
Mais tes plumes sont en acier
Trop lourdes elles sont tes plumes
Elles peuvent combattre le vent
Peut-être ou la colère ou même
Ta douce misère
Ne vas pas croire au mystère
Ou à la tragédie
Puisque ta conception du dit-monde
Naît et meurt en toi
Tu t'esclaffes et tu cris comme
prise d'hystérie
La tempête te déchire l'esprit
Quelque éclair au fond se font entendre
Et tu t'étends dans les débris de ta propre
colère
Forcée aux vices qui te dévissent l'intestin
Mais que peut-on faire contre l'orage?
© 2006 Christine Comeau