Blanc de mémoire
À propos d’insomnie qui engendre l’oubli
Je ne me souviens plus
Quel visage j’ai
Et le tien m’apparaît flou
Tu rêves à l’émancipation
du vertige de vivre
D’être ivre
Au rythme de la blancheur du temps
Omniprésent
Être ivre
Au milieu des constellations sans nom
Être d’oubli et de mémoire
Il ne reste que quelques échos
De tes délires
Au milieu de la nuit
Tu ne peux t’empêcher d’hurler
Ton nom à l’horizon
Et de le questionner
Où peut-on s’abandonner
Sans doute et sans appréhension ?
© 2008 Christine Comeau